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La Fondation Louis Vuitton annonce ses expositions du printemps 2024

 

Henri Matisse                 Ellsworth Kelly 

 

En ce printemps 2024, la Fondation Louis Vuitton reste fidèle à sa mission : favoriser la rencontre du public le plus large avec l'art de notre temps. Attachée à la présentation des « œuvres repères de la modernité », la Fondation s’engage aussi à célébrer des artistes qui, tout en s'inscrivant dans la filiation de cette histoire, ont proposé de nouveaux modèles et bouleversé nos perceptions. Parallèlement, la Fondation apporte son soutien aux créateurs actuels qui travaillent avec audace à inventer notre époque tandis que le programme Open Space continue de soutenir et diffuser la création émergente.

Ainsi, du 7 mai au 9 septembre 2024, sont présentées simultanément une exposition événement consacrée à L’Atelier rouge (1911) d’Henri Matisse (1869-1954), et une rétrospective inédite de l'œuvre d'Ellsworth Kelly (1923-2015) réunissant peintures, sculptures, photographies et dessins.

Par ailleurs, dans le contexte des Jeux Olympiques à Paris et du soutien de LVMH à cette manifestation, la Fondation présente une sélection d’œuvres de sa Collection autour du sport, proposant une vision décalée et poétique de ce rendez-vous international.

 

Matisse, L’Atelier rouge

La Fondation Louis Vuitton, en collaboration avec le Museum of Modern Art (MoMA), New York, et le SMK – Statens Museum for Kunst, Copenhague (Musée national d’art du Danemark), accueille l’exposition « Matisse, L'Atelier rouge », consacrée à la genèse et à l’histoire de ce célèbre chef-d’œuvre de 1911, l’une des œuvres emblématiques du MoMA depuis son acquisition en 1949. L’artiste y représente son atelier et les peintures, sculptures et objets décoratifs qu’il contient. L’exposition réunit pour la première fois les œuvres présentes dans L’Atelier rouge depuis qu’elles ont quitté l’atelier de Matisse à Issy-les-Moulineaux. Elle s’enrichit de documents et d’œuvres éclairant le contexte de création et l’aventure de cette peinture.

« L’Atelier rouge, qui a maintenant plus de cent dix ans, est à la fois un point de repère dans la tradition séculaire des peintures d’atelier et une œuvre fondamentale de l’art moderne », déclare Ann Temkin, conservatrice en chef au MoMA. « Ce tableau demeure une pierre de touche pour tout artiste s’aventurant à représenter son atelier. La décision radicale de Matisse de saturer la surface de l’œuvre d’une couche de rouge a fasciné des générations d’artistes, parmi lesquels Mark Rothko et Ellsworth Kelly. Cependant, il reste encore beaucoup à explorer pour ce qui concerne l’origine et l’histoire du tableau ».

Le cœur de l’exposition est constitué de L’Atelier rouge et de six peintures, trois sculptures et une céramique reproduites dans le tableau, réalisées entre 1898 et 1911. Certaines sont célèbres, tel Le Jeune Marin (II) (1906) – qui sera exposé en France pour la première fois depuis trente et un ans –, d’autres moins connues, comme La Corse, le vieux moulin (1898) ; d’autres encore ont été identifiées récemment. Trois œuvres appartiennent à l’importante collection d’œuvres de Matisse au SMK– Les Baigneuses (1907), Le Luxe (II) (1907-1908) et Nu à l'écharpe blanche (1909) –, tandis que l’assiette peinte par l’artiste en 1907 figurant à l’avant-plan de L’Atelier rouge provient de la collection du MoMA.

L’exposition comprend également des œuvres étroitement liées à L’Atelier rouge, tels La Fenêtre bleue (1913) du MoMA et Grand Intérieur rouge (1948) du Mnam/Centre Pompidou, permettant de restituer le parcours complexe du tableau de Matisse et le contexte de son acquisition par le MoMA. Une riche sélection de documents d’archive et de photographies, dont beaucoup ont été publiés et exposés pour la première fois dans le cadre de cette exposition, éclairent l’histoire de l’œuvre. Enfin, un film présentera les découvertes les plus récentes sur le processus d’exécution du tableau.

L’Atelier rouge de Matisse représente son environnement de travail à Issy-les-Moulineaux. Le tableau a été peint dans la suite des œuvres commandées par Sergueï Chtchoukine, le plus fidèle et le plus audacieux des premiers mécènes de Matisse. Si Chtchoukine acheta immédiatement L’Atelier rose, il refusa d’acquérir L’Atelier rouge. Le tableau resta en possession de Matisse pendant seize ans. Durant cette période, il fut présenté à la deuxième exposition post-impressionniste de Londres en 1912, puis à l’Armory Show à New York, Chicago et Boston en 1913.

L’Atelier rouge est acquis en 1927 par David Tennant, fondateur à Londres du Gargoyle Club où se croisent aristocrates et artistes. Le tableau demeure dans ce club jusqu’au début des années 1940, avant d’être acheté par Georges Keller, directeur de la galerie Bignou à New York. Enfin, en 1949, L’Atelier rouge entre au MoMA. 

Commence alors sa seconde vie. À partir de 1949, en effet, les artistes de New York et tous ceux qui sont de passage s’arrêtent devant cette peinture dont la nouveauté radicale est soudain redécouverte. Matisse lui-même est revenu à la fin des années 1940 à ce qui faisait la spécificité de l’œuvre de 1911 : son « abstraction » par la présence obsédante du rouge, en dépit d’une description précise des meubles, tableaux et objets que contenait à l’époque son atelier d’Issy-les-Moulineaux. Il conçoit une nouvelle série de peintures prenant pour sujet l’environnement familier du peintre, notamment le Grand Intérieur rouge de 1948, qui rejoint la collection du Musée national d’art moderne en 1950 après avoir été exposé à New York par son fils Pierre Matisse en février 1949. Cette œuvre est présente dans l’exposition, permettant d’évoquer l’importance de la peinture de Matisse dans les années d’après-guerre, à Paris comme à New York, et la présence de l’artiste au Mnam comme au MoMA.

Le dialogue entre L’Atelier rouge de 1911 et le Grand Intérieur rouge de 1948 sera particulièrement mis en lumière dans l’exposition de la Fondation, montrant à près de quarante ans de distance la relecture par Matisse de ce tableau précurseur au moment où le travail du peintre connaît à nouveau une profonde mutation. Les deux peintures poursuivront par la suite leurs vies parallèles, fondatrices pour d’innombrables artistes américains et européens.

L’exposition a été conçue par Ann Temkin, conservatrice en chef au MoMA — the Marie-Josée and Henry Kravis Chief Curator of Painting and Sculpture — et Dorthe Aagesen, conservatrice en chef au SMK, avec le concours des Archives Henri Matisse.

L’exposition « Matisse, L’Atelier rouge » a été présentée du 1er mai au 10 septembre 2022 au MoMA à New York et du 13 octobre 2022 au 26 février 2023 au SMK à Copenhague.

L’exposition s’accompagne d’un catalogue publié en français par la Fondation Louis Vuitton et les éditions Hazan, sous la direction d’Ann Temkin et Dorthe Aagesen, initialement co-édité en anglais et danois par le MoMA et le SMK.

 

Ellsworth Kelly, Formes et Couleurs, 1949-2015

Célébration du centenaire de la naissance de l'artiste, « Ellsworth Kelly, Formes et Couleurs, 1949-2015 » est la première exposition en France à aborder de manière aussi large l'œuvre de ce créateur essentiel de la seconde moitié du XXe siècle, tant par sa chronologie que par les techniques qu'elle réunit. Organisée avec le Glenstone Museum (Potomac, Maryland) et en collaboration avec le Ellsworth Kelly Studio, l’exposition regroupe plus d'une centaine de pièces, peintures, sculptures mais aussi dessins, photographies et collages. L’exposition bénéficie de prêts d'institutions internationales (Art Institute of Chicago, Kröller-Müller Museum, Museum of Modern Art, San Francisco Museum of Modern Art, Tate, Whitney Museum) et de collections privées.

Ellsworth Kelly est considéré comme l'un des plus importants peintres et sculpteurs abstraits américains. S'étendant sur sept décennies, sa carrière est marquée par l'indépendance de son art par rapport à toute école ou mouvement artistique et par sa contribution novatrice à la peinture et à la sculpture du XXe siècle.

Il s'est inspiré de la nature et du monde qui l'entourait pour créer son style singulier qui a renouvelé l'abstraction aux XXe et XXIe siècles. Dix ans après sa disparition, ses œuvres exercent toujours la même fascination, bien au-delà des frontières habituelles de la peinture. La Fondation Louis Vuitton a la chance d’en témoigner quotidiennement : son Auditorium abrite la dernière commande réalisée par l’artiste de son vivant. Pensée en dialogue avec les volumes de l’architecture de Frank Gehry, elle se déploie du rideau de scène (Spectrum VIII) aux murs de la salle de concert comme relevés et animés par une suite de monochromes rouge, jaune, bleu, vert et violet.

L’exposition « Ellsworth Kelly, Formes et Couleurs, 1949-2015 » retrace l'exploration par l'artiste de la relation entre forme, couleur, ligne et espace à travers des œuvres-clés issues de périodes charnières de sa carrière.

La diversité des œuvres, présentées sur deux étages du bâtiment et près de 1500 m2, appelle à se déjouer de la trompeuse simplicité du vocabulaire d'Ellsworth Kelly et à apprécier une œuvre à la vitalité et la richesse surprenantes. Souvent monochromes, d'apparence stricte dans leurs lignes, ses travaux ne découlent pas d'un système ou de l'application d'une règle. Ils résultent d'une quête visuelle où formes et couleurs s'accordent avec hédonisme.

Présentée au rez-de-bassin et au rez-de-chaussée de la Fondation, l'exposition comprend près de 100 œuvres tirées des collections du Glenstone Museum, de la Fondation Louis Vuitton et de grands musées internationaux, notamment le Centre Pompidou, l'Art Institute of Chicago, le Philadelphia Museum of Art, le Kröller-Müller Museum (Pays-Bas), le San Francisco Museum of Modern Art, la Tate (Londres), le Walker Art Center (Minneapolis) et le Whitney Museum of American Art (New York). Des œuvres majeures ont également été généreusement mises à disposition par le Ellsworth Kelly Studio et des collections privées.

Les œuvres exposées couvrent le large éventail des supports utilisés par l'artiste – de la peinture à la sculpture en passant par les œuvres sur papier, le collage et la photographie. Parmi les œuvres phares de l'exposition figurent des peintures de jeunesse telles que Tableau Vert (1952, collection Art Institute of Chicago) premier monochrome réalisé après la visite d'Ellsworth Kelly à Giverny, ou Painting in Three Panels (1956, collection Glenstone Museum), un exemple-clé de l'engagement du peintre vis-à-vis de l'architecture. Ces travaux précoces sont exposés en amont de réalisations issues des séries désormais canoniques Chatham et Spectrum. Une sélection des dessins de plantes réalisés tout au long de sa carrière occupe une place importante, de même qu'une sélection de photographies rarement exposées et de collages.

Parmi les œuvres marquantes de l’exposition, citons Yellow Curve (1990), première de la série de peintures au sol à grande échelle d'Ellsworth Kelly, exposée dans un espace conçu sur mesure. L'installation, qui s'étend sur plus de 60 m2, est la première présentation de Yellow Curve en Europe depuis sa création en 1990 pour une exposition à Portikus, Francfort-sur-le-Main.

Autre travail monumental – cette fois pérenne – la commande réalisée en 2014 par Ellsworth Kelly pour l'Auditorium de la Fondation Louis Vuitton en dialogue avec l’architecture de Frank Gehry. Intégrée dans l'accrochage, elle sera introduite par une salle documentaire revenant sur ce projet et son inscription dans l'œuvre de l'artiste.

L’exposition « Ellsworth Kelly, Formes et Couleurs, 1949-2015 » est présentée dans le cadre de « Ellsworth Kelly at 100 », exposition itinérante organisée par le Glenstone Museum (Potomac, Maryland) où elle se tient jusqu'au 17 mars 2024. L’étape française a notamment été adaptée au regard de l'intervention d'Ellsworth Kelly pour l'Auditorium de la Fondation Louis Vuitton. Après Paris, où Ellsworth Kelly a développé certaines de ses idées les plus radicales en tant que jeune artiste, une nouvelle présentation se tiendra à l’espace M7 de Doha (Qatar), marquant la première exposition de l'œuvre de l'artiste dans la région.

Cette présentation s’accompagne d'un catalogue entièrement illustré, coédité par le Glenstone Museum, la Fondation Louis Vuitton, les éditions Hazan, avec des contributions de Suzanne Hudson, Jean-Pierre Criqui, Peter Eleey, Alex Da Corte, Yuri Stone, Corey Keller et Sarah Rogers.

La Collection
Dans le contexte des Jeux Olympiques et Paralympiques à Paris et du soutien de LVMH à cette manifestation, la Fondation présente au deuxième niveau des œuvres appartenant à la Collection, ou ayant figuré dans une récente exposition, autour du sport et des valeurs universelles qu’il représente. Ces œuvres, dans leur polyphonie, proposent une vision décalée et poétique de ce rendez-vous international.

Galerie 9
Dans la vidéo Marche sur les nuages, Abraham Poincheval, tel un explorateur, arpente la canopée des nuages. Suspendu dans le vide, il apparaît attaché à une montgolfière, munie d’un système de captation de drones. De jour comme de nuit, l’artiste marche sur les nuages, dans un territoire aussi familier qu’inconnu. Cette expérience exige de lui un engagement total de l’esprit et du corps, avec une prise de risque telle que cette déambulation se révèle aussi irréelle que sportive.

Face à cet explorateur du ciel, une file de skieurs de fond s’engage sur un chemin, au pied du spectacle grandiose des montagnes suisses : Engadin d’Andreas Gursky.

Galerie 11
Le kayak est un élément récurrent du vocabulaire de l’artiste Roman Signer. Habituellement synonyme de mouvement et de vitesse, l’embarcation, suspendue au plafond, acquière un statut de sculpture qui le magnifie.

Dans Diaspora, Omar Victor Diop s’attache à des figures d’Africains qui, du XVIe au XIXe siècles, ont joué un rôle important en dehors de leur continent d’origine. Costumé et se mettant en scène, Diop les incarne, balayant l’histoire du portrait. Ces acteurs d’un passé révolu sont replacés ici dans un contexte contemporain, à travers des détails anachroniques empruntés à l’univers du football : un carton rouge, un ballon, des gants de goal, un sifflet.

Galerie 10
L’emblème officiel des Jeux Olympiques - cinq cercles représentant les continents -, colorés pour représenter la totalité des drapeaux du monde, sert de motif à Andy Warhol qui réalise plusieurs œuvres sur ce thème, en collaboration avec Jean-Michel Basquiat.

Dans ce sigle géométrique repris à la peinture par Warhol, l’intervention de Basquiat détonne par l’imposition d’un visage noir, au centre du jeu. De la victoire de Jesse Owens en 1936, au poing levé de Tommie Smith et John Carlos en 1969, les Jeux Olympiques ont été à plusieurs reprises des instants décisifs pour la visibilité de la communauté africaine américaine. Chef-d’œuvre de l’exposition « Basquiat x Warhol, à quatre mains », ce prêt a été exceptionnellement prolongé pour les Jeux Olympiques et Paralympiques à Paris.

Liste des œuvres :

Abraham Poincheval (1972, France)
Walk on Clouds, 2019
Projection vidéo, 14’05’’

Andreas Gursky (1955, Allemagne)
Engadin, 1995
Photographie
186 x 291 cm

Roman Signer (1938, Suisse)
Installation mit Kajaks, 2003
11 Kayaks suspendus

Omar Victor Diop (1980, Senegal)
Série « Diaspora »
Impression jet d’encre – 60 x 40 / 60 x 60 cm chaque (x18)

Jean-Michel Basquiat (1960 – 1988, USA) et Andy Warhol (1928 – 1987, USA)
Olympic Rings, 1985
Acrylique et encre sérigraphique sur toile
208 x 466 cm
(Collection éditions Enrico Navarra)

 

FONDATION LOUIS VUITTON

Bernard Arnault Président de la Fondation Louis Vuitton
Jean-Paul Claverie Conseiller du président
Suzanne Pagé Directrice artistique
Sophie Durrleman Directrice déléguée

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