Exposition

Du 19 juin au 29 septembre 2019

La Collection de la Fondation Louis Vuitton, un choix au Musée Pouchkine 

 

La Collection de la Fondation Louis Vuitton, un choix au Musée Pouchkine 

 

Paris, le 27 mai 2019
 
La Collection de la Fondation Louis Vuitton, un choix
19 juin – 29 septembre 2019
Musée d’État des Beaux-Arts Pouchkine, Moscou

 

 
La Fondation Louis Vuitton présente au Musée d’État des Beaux-Arts Pouchkine, Moscou une sélection significative d’œuvres de sa Collection. L’exposition, représentative à la fois de son ancrage moderne et de son engagement contemporain, constitue une des présentations « Hors les murs » les plus importantes depuis l’ouverture de la Fondation en octobre 2014. Les œuvres sont réunies ici, tous médiums confondus, autour de partis pris, qui dès l’origine, ont structuré la Collection.
 
Le parcours de l’exposition privilégie les ensembles monographiques et les œuvres fortes, à travers divers médiums : peinture, sculpture, photographie, vidéo, installation.
 
Ce sont les « lignes sensibles » qui fondent la Collection de façon originale, qui en déterminent les séquences retenues :
 
L’expressionnisme subjectif avec les artistes qui questionnent des thématiques universelles telles que la vie, la mort, l’amour, l’angoisse, la solitude… :  Alberto Giacometti, Yves Klein, Annette Messager, Isa Genzken, Maurizio Cattelan, Mark Bradford, Wolfgang Tillmans, Mona Hatoum
 
 – Une ligne « popiste » réunit des œuvres engagées dans les expressions actuelles de la vie contemporaine : Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat, Andreas Gursky, Bertrand Lavier
 
 – La musique/son constitue une direction originale à laquelle la Fondation est particulièrement attachée. Elle est ici présentée par deux grandes installations de Pierre Huyghe et de Marina Abramovic.
 
– La ligne « contemplative » renvoie à un rapport émotionnel au monde et à la nature : Dan Flavin, Tacita Dean, Gerhard Richter, Sigmar Polke, Christian Boltanski
 
En continuelle élaboration, la Collection se veut connectée à l’actualité nationale et internationale tout en s’adossant à des œuvres de référence depuis les années 1950. Ne visant pas l’exhaustivité d’une collection publique, elle se constitue par des choix assumés autour de figures d’élection et d’ensembles significatifs. À cette fin, la prospection est très ouverte tant sur le plan générationnel que géographique, à travers divers modes d’expression.
 
Le choix curatorial établi pour cette exposition a tenu compte des modalités précises du lieu, très différentes à Moscou de celles du bâtiment de Frank Gehry à Paris. Il se déploie sur les galeries d’art d’Europe et d’Amérique du 19ème et 20ème siècle et réunit une soixantaine d’œuvres, d’une vingtaine d’artistes nationaux et internationaux, réalisées entre 1947 et 2018. Il privilégie des artistes « phares » de la Collection, et des démarches moins familières à la scène moscovite.
Tout premier engagement artistique de la Fondation Louis Vuitton, l’architecture conçue par Frank Gehry est révélée dans deux espaces dédiés, présentant maquettes, dessins, vidéos et photos panoramiques permettant au public russe de situer la Fondation dans son entité architecturale comme dans son environnement parisien, au cœur du Bois de Boulogne.
 
L’exposition La Collection de la Fondation Louis Vuitton, un choix est présentée aux côtés de celle dédiée à la Collection Chtchoukine (dont une première version s’est tenue à la Fondation Louis Vuitton du 22 octobre 2016 au 5 mars 2017).
 
Le Musée d’État des Beaux-Arts Pouchkine présente l’une des plus grandes collections d’art international en Russie. Le Musée expose des œuvres de maîtres, allant de l’Egypte et de la Grèce Antique jusqu’à nos jours. La collection du musée se compose aujourd’hui d’environ 700 000 œuvres. La collection d’œuvres d’artistes français impressionnistes et post-impressionnistes est reconnu mondialement comme l’une des plus importantes. 

 


 

La Collection de la Fondation Louis Vuitton, un choix
19 juin – 29 septembre 2019
Musée d’État des Beaux-Arts Pouchkine, Moscou

 

LE PARCOURS DE L’EXPOSITION

 

* REZ DE CHAUSSÉE 

 
GIACOMETTI – KLEIN
A l’entrée, la sculpture hiératique de Giacometti Grande Femme II (1960), conçue à l’origine pour une place située devant la Chase Manhattan Bank de New York, contraste avec l’anthropométrie d’Yves Klein, ANT 104 (1960), figurant des empreintes de corps tels des pinceaux vivants imprégnés du seul pigment bleu, IKB.

  • Alberto Giacometti : Grande Femme II, 1961

Yves Klein : ANT 104, Anthropométrie sans titre, 1960 ; Monochrome bleu (IKB 81), 1957.

 

* PREMIER NIVEAU

 

  • Galerie 1 :

FRANK GEHRY
La première salle est consacrée à l’architecture de Frank Gehry avec une maquette originale du bâtiment, des photographies et croquis permettant de découvrir l’ensemble du processus de conception d’un édifice déjà reconnu comme un monument pour Paris.
Quatre écrans sont mis à disposition pour découvrir la programmation de la Fondation depuis son ouverture : les expositions temporaires, historiques et contemporaines, la Collection, et la programmation musicale de l’auditorium.
 

  • Galerie 2 :

GIACOMETTI
Sept sculptures de Giacometti, réalisées entre 1947 et 1965 constituent un ensemble majeur de l’artiste. Au lendemain de la guerre, l’artiste adopte un regard humaniste sur l’homme définitivement fragilisé. La figure devient un sujet obsessionnel affirmant une vraie présence, dans son économie même, tout en assumant un rôle optique précis de point dans l’espace.

  • Alberto Giacometti : Tête sur tige (1947) ; Trois Hommes qui marchent I (1948) ; Homme qui chavire, 1950 ; Femme de Venise III (1956-57) ; Tête d’homme (Lotar I),1964-65 ; Tête d’homme (Lotar II), 1964-1965 ; Tête d’homme (Lothar III), c.1965.

 

  • Galerie 3 :

GERHARD RICHTER
Très présent dans la collection, Gerhard Richter réalise des peintures où la couleur, discrète à ses débuts, devient généreuse et éclatante à partir de 1979, dans des abstractions gestuelles où le paysage est là de façon latente. Ici l’artiste recourt à divers outils : racloirs, pinceaux, spatules et brosses pour traiter chaque zone chromatique par des effets de matière, oscillant entre abstraction et figuration.

  • Gerhard Richter : Lilak, 1982 ; Möhre, 1984 ; Gudrun, 1987

 

  • Galerie 4 :

JEAN-MICHEL BASQUIAT
Recourant au collage et au recyclage, Jean-Michel Basquiat transcende les sources culturelles les plus variées en un style fébrile débordant d’énergie.
Grillo (1984) est composé de quatre panneaux monumentaux agencés comme une œuvre unique. Le premier et le troisième panneau représentent deux figures monumentales, l’une surmontée d’un morceau de bois noir parsemé de clous, l’autre d’une couronne dorée, se détachant sur un fond blanc couvert d’un collage de signes, de dessins et de fragments de phrases. Le quatrième panneau, plus abstrait, mélange de jaunes et de verts, est bordé d’une barre verticale couverte de clous. L’œuvre renvoie à l’univers du graffiti, mais évoque aussi, dans son utilisation des clous et de textes, le pouvoir attribué aux statues d’intercession et aux fétiches typiques des traditions africaines et caribéennes.

  • Jean-Michel Basquiat : Napoleonic Stereotype circa 44, 1983 ; Grillo, 1984 ; Negro Period, 1986

 

  • Galerie 5 :

ANDY WARHOL
Œuvres emblématiques, les autoportraits jalonnent la vie d’Andy Warhol. Dès 1963, apparaissent les autoportraits réalisés en direct dans des photomatons au cadrage serré. Première d’une série de quatre poses, l’autoportrait de 1963-1964, dont la couleur du fond varie selon les versions, offre l’image d’un jeune homme au regard caché derrière de larges lunettes noires. L’autoportrait de 1967 présente l’artiste de face, le visage mangé par la couleur rouge qui le cache autant qu’elle le révèle.  Réalisé aussi en plusieurs couleurs, le spectral et halluciné autoportrait à la perruque, peint un an avant sa mort, accède au statut d’icône. Cette apparition, spectaculaire par sa taille, le contraste entre le visage et le fond, le désordre de la coiffure, le regard à la fois intense et absent, impose au spectateur une irréductible présence.

  • Andy Warhol : Self- Portrait, 1967 ; Self-Portrait, 1963-1964 ; Self-Portrait, 1977 ; Self-Portraits, 1977-1986 ; Self-Portraits in Drag, 1980-1982 ; Self-Portrait in Fright Wig, 1986 ; Self-Portrait, 1986.

 

  • Galerie 6 :

CHRISTIAN BOLTANSKI
Artiste français majeur, Christian Boltanski ne cesse de questionner les mémoires croisées, individuelle et collective. Initialement réalisée sous forme d’installation dans le désert d’Atacama au Chili, Animitas renvoie aux autels mémoriels qui jalonnent les chemins. Filmée en un seul plan fixe, du lever au coucher du soleil, prolongée au sol par une étendue de fleurs fraîches, l’œuvre diffuse le son de 800 clochettes japonaises balancées par le vent. Fixées au sol, elles dessinent la carte céleste du jour de naissance de l’artiste. Leur tintement évoque « la musique des astres et la voix des âmes flottantes. » (C. Boltanksi). Une installation identique a été réalisée sur l’île de Teshima au Japon (La Forêt des murmures, 2016), sur l’île d’Orléans au Québec (Blanc, 2017) et près de la mer Morte (2017). La Fondation possède l’ensemble du corpus.

  • Christian Boltanski : Animitas, Talabre, San Pedro de Atacama, Chile, 2014 ; Après, 2010

 

  • Galerie 7 :

MAURIZIO CATTELAN
Maurizio Cattelan s’est imposé, depuis le début des années 1990, par une œuvre autobiographique à la fois grinçante et mélancolique. Charlie Don’t Surf ,1997 représente un jeune garçon assis à un petit bureau, les mains posées à plat, épinglées à sa table par des crayons qui les transpercent. Il fait écho au témoignage de l’artiste sur son expérience rêveuse et contrainte de l’école. Spermini, 1997, réunit 150 masques comme autant d’autoportraits grimaçants de l’artiste.

  • Maurizio Cattelan : Charlie Don’t Surf, 1997 ; Spermini, 1997.

 
 

* DEUXIEME NIVEAU

 

  • Galerie 8 :

MARK BRADFORD / SIGMAR POLKE
De ses peintures-collages, Mark Bradford fait émerger des compositions pouvant évoquer un paysage urbain, des vues aériennes parcourues par des réseaux insidieusement contaminés ainsi qu’OK, Now we’re cooking with gas. Reports of the Rain se distingue dans la production de l’artiste par un caractère plus lyrique.
Sigmar Polke explore les potentialités de matériaux variés, réinventés à travers un protocole « alchimique » et l’utilisation de techniques les plus diverses. Caractéristique, Nachtkappe 1, est un mélange de peinture, de jus d’indigo et de vernis à l’alcool, appliqué sur la toile selon un processus évolutif.

  • Mark Bradford: Reports of the Rain, 2014; Ok, Now we’re cooking with gas, 2018; Sigmar Polke: Nachtkappe 1, 1986

 
 

  • Galerie 9:

WOLFGANG TILLMANS / ISA GENZKEN
Particulièrement importante dans la collection, l’œuvre de Wolfgang Tillmans est représentée ici par une série de photographies à caractère autobiographique. Certaines renvoient à son entourage, saisi dans la vulnérabilité et la frontalité des corps. Ces images alternent avec des « natures mortes » et des paysages pris depuis son atelier ainsi que des photographies abstraites réalisées en chambre noire.
Isa Genzken, crée des assemblages, témoignages fragiles du quotidien, composés de matériaux hétérogènes à forte dimension émotionnelle. Ainsi Bouquet (2004), colonne peinte au spray servant de support à des objets de pacotille et des guirlandes clinquantes. Zwei Bügelbretter (2008) confronte deux planches à repasser, rehaussée d’une gerbe fleurie et d’un galon, renvoyant avec ironie à la « bataille » bien connue des femmes dans leur pratique domestique de l’ustensile.

  • Wolfgang Tillmans: Installation Uno, 1986-2004 ; Still Life, Bourne Estate II, 2002 ; Einzelgänger II, 2003 ; Zimmerlinde (Michel), 2006; haircut, 2007; Adalbert Garden, Winter, 2009 ; Ushuaia Lupine (a), 2010 ; Wet Room, Gloves, 2010 ; Plant life, b, 2011; Torso, 2013 ; shoe (grounded), 2014.

Isa Genzken: Bouquet, 2004 ; Zwei Bügelbretter, 2008
 

  • Galerie 10 :

TACITA DEAN
Les effets du temps sont au cœur du travail de Tacita Dean notamment dans les éléments naturels comme l’albâtre (Presentation Windows, 2005), dans ses dessins, ses photographies et ses films. En 2008, elle réalise un ensemble de photographies de mégalithes (Hünengrab, 2008). Sensible à leur isolement au cœur de la campagne, elle y voit les témoignages d’un monument ancré dans une nature hors du temps. Semblables à des éclairs zébrant un ciel nocturne, les Lightning Series naissent d’un long travail d’incision d’une feuille de papier carbone, semblable à des éclairs zébrant un ciel nocturne.

  • Tacita Dean : Presentation Windows, 2005 ; Lightning Series I-VII, 2007 ; Hünengrab, 2008

 
 

  • Galerie 11 :

DAN FLAVIN / FRANCOIS MORELLET
A partir de 1963, Dan Flavin construit son œuvre autour de la lumière en utilisant des tubes fluorescents déclinés selon les quatre tailles et les dix couleurs proposés dans le commerce. Untitled se compose d’un unique fluo vert appliqué verticalement au mur, et diffuse une lumière à caractère spirituel toute intériorisée.
 

  • Dan Flavin : Untitled, 1963

 
 

  • Galerie 12 :

MONA HATOUM
Depuis le début des années 1980, Mona Hatoum, du fait de son statut particulier de palestinienne, conçoit une œuvre touchant à l’aliénation et à la contrainte. Ici, sur un banc, sont posés deux chapeaux de paille dont les bords tressés ensemble, suggèrent, sur un mode poétique, la difficulté à vivre en communauté.

  • Mona Hatoum : Capello per due V, 2013

 

  • Galerie 13 :

ANNETTE MESSAGER
Depuis le début des années 1970, Annette Messager affiche sa double identité de femme et d’artiste à travers de multiples personnages : la « Collectionneuse », la « Truqueuse », l’« Amoureuse », la « Femme pratique ». Le recours à des peluches et des pantins concentre une charge émotive où le dérisoire le dispute au grotesque.

  • Annette Messager : Le masque rouge, 2011 ; La petite ballerine, 2011 ; Mes transports, 2012-2013

 
 

  • Galerie 14 :

PIERRE HUYGHE
Depuis le début des années 1990, Pierre Huyghe explore les frontières entre réel et fiction dans des installations, des films, des objets, des photographies.  Plongeant le spectateur dans une odyssée visuelle et sonore, le film présenté ici, A Journey That Wasn’t, est réalisé en deux phases. La première est une expédition en Antarctique où la fonte de la banquise a laissé apparaître de nouvelles îles. L’artiste convertit la forme d’une de ces îles en amplitude sonore et lumineuse, donnant naissance à une partition interprétée par un orchestre symphonique, sur la patinoire de Central Park, à New York.

  • Pierre Huyghe : A Journey That Wasn’t, 2005

 

  • Galerie 15 :

ANDREAS GURSKY
L’un des premiers à recourir à l’informatique au début des années quatre-vingt-dix, Andreas Gursky manipule a posteriori ses clichés n’hésitant pas à effacer, dupliquer, rehausser des segments entiers de l’image originale. Réalisées à l’occasion de grands prix automobiles (à Shanghai, Monaco, Istanbul, Sao Paulo), les images de F1 Boxenstopp I-IV–Série Pit Stop (2007) se concentrent sur les arrêts des bolides aux stands, moments particulièrement cruciaux où l’efficacité des techniciens conditionne souvent la victoire. Avec leur composition rigoureuse et leur format monumental, ces œuvres se présentent comme des tableaux photographiques figeant le temps, où la netteté des détails touche paradoxalement à l’abstraction.

  • Andreas Gursky : F1 Boxenstopp I-IV, 2007

 

  • Galerie 16 :

BERTRAND LAVIER
Le mélange des genres, des matériaux, l’hybridation et la « greffe » permettent à Bertrand Lavier de produire des œuvres qui font émerger de nouvelles formes et déjouent les attentes. Dans Empress of India II, il transpose en néons colorés une peinture éponyme de Frank Stella datée de 1967.

  • Bertrand Lavier : Empress of India II, 2005

 
 

  • Galerie 17 :

MARINA ABRAMOVIC
Pionnière de l’art corporel, Marina Abramovic s’est fait connaître dans les années 1970 par des actions radicales explorant et repoussant les limites du corps. Nouveau développement dans son travail, l’installation Rejuvenator of the Astral Balance (2000) est composée de métronomes et de chaises longues. Elle invite le visiteur à une méditation destinée à renouer contact avec les énergies cosmiques.

  • Marina Abramovic : Rejuvenator of the Astral Balance, 2000

 
 

* TROISIEME NIVEAU : FRANK GEHRY​

La découverte du bâtiment se poursuit avec le film de Richard Copans offrant une expérience visuelle qui permet d’appréhender le bâtiment dans toute sa force et sa beauté.
L’ensemble des éditions réalisées par la Fondation sont présentées au visiteur pour poursuivre sa découverte de la programmation.