Exposition

Paris, le 19 décembre 2017

La Fondation Louis Vuitton annonce sa programmation       


Pour l’année 2018,
3 expositions se tiendront d’avril 2018 à janvier 2019


1. Du 12 avril 2018 au 27 août 2018
LA COLLECTION : UNE NOUVELLE SÉLECTION D’ŒUVRES
« AU DIAPASON DU MONDE »



2. Du 3 octobre 2018 au 14 janvier 2019
❖ JEAN-MICHEL BASQUIAT
❖ EGON SCHIELE


 

La Fondation Louis Vuitton annonce sa programmation       


Pour l’année 2018,
3 expositions se tiendront d’avril 2018 à janvier 2019


1. Du 12 avril 2018 au 27 août 2018
LA COLLECTION : UNE NOUVELLE SÉLECTION D’ŒUVRES
« AU DIAPASON DU MONDE »



2. Du 3 octobre 2018 au 14 janvier 2019
❖ JEAN-MICHEL BASQUIAT
❖ EGON SCHIELE


(Communiqué de presse mis à jour le 15 février 2018)

1. LA COLLECTION : UNE NOUVELLE SÉLECTION D’ŒUVRES

« Au diapason du monde » présente un nouveau choix d’artistes de la Collection réunissant des œuvres modernes et contemporaines pour l’essentiel encore jamais exposées en ce lieu.

Deux parcours d’expositions complémentaires rassemblent quelque vingt-neuf artistes français et internationaux : Giovanni Anselmo (1934, Italie), Matthew Barney (1967, États-Unis), Christian Boltanski (1944, France), Mark Bradford (1961, États-Unis), James Lee Byars (1932-1997, États-Unis), Maurizio Cattelan (1960, Italie), Ian Cheng (1984, États-Unis), Andrea Crespo (1993, États-Unis), Trisha Donnelly (1974 , États-Unis), Dan Flavin (1933-1996, États-Unis), Cyprien Gaillard (1980, France), Alberto Giacometti (1901-1966, Suisse), Dominique Gonzalez-Foerster (1965, France), Jacqueline Humphries (1960, États-Unis), Pierre Huyghe (1962, France), Yves Klein (1928-1962, France), Mark Leckey (1964, Royaume-Uni), Henri Matisse (1869-1954, France), François Morellet (1926-2016, France), Takashi Murakami (1962, Japon), Philippe Parreno (1964, France), Sigmar Polke (1941-2010, Allemagne), Gerhard Richter (1932, Allemagne), Bunny Rogers (1990, États-Unis), Wilhelm Sasnal (1972, Pologne), Shimabuku (1969, Japon), Kiki Smith (1954, États-Unis), Adrián Villar Rojas (1980, Argentine), Anicka Yi (1971, Corée du Sud).

À travers la réappropriation de mythes fondateurs et l’exploration d’une nouvelle sensibilisation au vivant, tous ces artistes renvoient à des questionnements actuels faisant écho au bruissement du monde.

L’accrochage lui-même s’inspire de l’injonction que se donne Roland Barthes dans La Chambre Claire « J’ai décidé de prendre pour guide la conscience de mon émoi. » (La Chambre claire, 1980)

  • Le Parcours A débute au niveau 2, avec l’artiste japonais Takashi Murakami, et se déploie à travers trois ensembles : d’abord, autour de DOB, figure inventée par l’artiste et considérée comme son alter ego ; puis autour d’une fresque picturale en référence à l’histoire des HUIT IMMORTELS de la religion taoïste ; enfin, un espace KAWAÏ réunit sculptures et films d’animation.

  • Le Parcours B se déploie dans le reste du bâtiment et explore la problématique actuelle et récurrente de la place de l’homme dans l’univers et de ses relations avec les autres composants du monde vivant. Cette réflexion engage en priorité les artistes en résonnance avec les chercheurs, les scientifiques mais aussi les poètes et les philosophes ; tous interrogent la relation entre l’ensemble des êtres vivants, au-delà de la distinction homme, végétal, animal.

Chaque niveau d’exposition du Parcours B renvoie à une dominante particulière : 

Au premier étage, dans les galeries 5 et 6, Irradiances présente des œuvres de Matthew Barney, Mark Bradford, Trisha Donnelly, Dan Flavin, Jacqueline Humphries, Pierre Huyghe, Yves Klein, James Lee Byars, François Morellet, Sigmar Polke, Gerhard Richter et Anicka Yi ; Christian Boltanski occupe la galerie 7.

Au rez-de-chaussée, dans la galerie 4, Là, infiniment avec Cyprien Gaillard, Wilhelm Sasnal et Adrián Vilar Rojas.

Au rez-de-bassin, L’Homme qui chavire, présenté dans les galeries 1 et 2, regroupe des œuvres de Giovanni Anselmo, Maurizio Cattelan, Ian Cheng, Alberto Giacometti, Dominique Gonzalez-Foerster, Pierre Huyghe, Yves Klein, Henri Matisse, Philippe Parreno et Kiki Smith.

Cette manifestation donnera lieu à une publication inédite : un numéro « collector » du Journal dédié aux artistes, en complément du numéro classique. D’autre part est prévue une série d’évènements pluridisciplinaires réunissant artistes, scientifiques, philosophes, poètes et musiciens.

2. Jean-Michel Basquiat et Egon Schiele

Deux expositions simultanées du 3 octobre 2018 au 14 janvier 2019

  • Jean-Michel Basquiat (1960-1988)

Un des peintres les plus marquants du XXe siècle, Jean-Michel Basquiat, est présenté par la Fondation à travers une monographie déployée dans les quatre étages du bâtiment de Frank Gehry. Cette exposition parcourt, de 1980 à 1988, l’ensemble de la carrière du peintre en se concentrant sur une centaine de ses œuvres décisives. À l’image de la série des Heads de 1981-1982 ou de la présentation de plusieurs collaborations entre Basquiat et Warhol, l’exposition compte des ensembles inédits en Europe, des travaux essentiels tels que Obnoxious Liberals (1982, collection Broad Art Foundation), In Italian (1983, collection Brant Foundation) ou encore Riding with Death (1988, collection privée) et de toiles rarement vues depuis leurs premières présentations du vivant de l’artiste, telles que Offensive Orange (1982) et Untitled (Yellow Tar and Feathers) (1982, collections privées).

  • Egon Schiele (1880-1918)

Parallèlement, une importante présentation du peintre autrichien Egon Schiele sera proposée, à travers quelque quatre-vingt dessins, gouaches et peintures, réunies au premier étage de la Fondation. Sa vision si unique, inséparable du contexte viennois du début du XXe siècle est devenue en quelques années un des sommets de l’expressionisme. Cette monographie se concentre sur les nus et les portraits, elle comprend des œuvres de premier ordre, comme l’Autoportrait avec une lanterne chinoise (1912) emprunté au Leopold Museum (Vienne), Femme enceinte et Mort (1911) de la Národní galerie (Prague), ou le Portrait de l’épouse de l’artiste assise (Edith Schiele), tenant sa jambe gauche (1917) de la Morgan Library & Museum (New-York). Elle est une première à Paris depuis vingt-cinq ans.

Les deux expositions permettent d’envisager simultanément deux œuvres fulgurantes. Si le caractère existentiel de la ligne chez Schiele et Basquiat, est un des fils conducteurs relevés par Dieter Buchhart – commissaire des deux expositions – c’est bien l’intensité de deux carrières qui résonnent ici du début du XXe siècle à sa fin.

En rupture avec l’Académie où il rentre précocement, Egon Schiele fonde en 1909 le Neukunstgruppe et, grâce à Gustav Klimt, découvre les travaux de Van Gogh, Munch ou Toroop. A partir de 1911, c’est dans un certain isolement qu’il se concentre sur sa production, fascinante par la distorsion des corps qu’il y propose, l’introspection et l’expression frontale du désir et de la tragédie. Fauché par la grippe espagnole en 1918, Schiele aura réalisé en une dizaine d’années quelque trois cent toiles et plusieurs milliers de dessin.

Autodidacte, Jean-Michel Basquiat quitte l’école et fait de la rue de New York son premier atelier. Rapidement, sa peinture connaît un succès à la fois voulu et subi par l’intéressé. Son œuvre renoue avec l’éruption de la modernité, celle des expressionnistes, mais ses filiations sont multiples. Elle impose aussi la représentation des traditions et révoltes afro-américaines. Le décès de Basquiat en 1988 interrompt une œuvre alors riche de quelque mille peintures et encore davantage de dessins.

À travers ces deux manifestations, la Fondation signifie, une nouvelle fois, sa volonté d’ancrer son engagement pour la création actuelle en perspective de références historiques.